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The Lion King (2019)

25 octobre 2019

Date de sortie: 22 octobre 2019

Le chef d’oeuvre d’animation, The Lion King, paru en 1994 a marqué l’imaginaire de plus d’une génération.

Le récit se déroule dans la savane africaine, où est né un futur roi. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, et prend à cœur son destin royal. Mais tout le monde dans le royaume ne célèbre pas l’arrivée du nouveau petit. Scar, le frère de Mufasa – et ancien héritier du trône – a ses propres projets. La bataille de Pride Rock est dévastée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui aboutit à l’exil de Simba. Avec l’aide d’une paire d’amis récemment retrouvés, Simba devra trouver comment grandir et récupérer ce qui lui revient de droit.

Avec la tendance des dernières années chez Disney de présenter des adaptation en prises de vues réelles de leurs classiques d’animation, ce n’était qu’une question de temps avant que Disney nous présente quelque chose du genre pour Le Roi Lion car c’était sans aucun doute un succès assuré aux guichets.

Je dis bien quelque chose du genre car même si Disney tente de nous présenter le tout comme un live action, en réalité ce n’est qu’un film d’animation mais utilisant l’animation digitale (CGI) au lieu de l’animation classique. Comme certains suppléments disponibles nous le démontrent, certaines techniques de réalisation utilisées se rapprochent d’un tournage d’un film ayant même eu recours à la réalité virtuelle pour choisir différents plans et angles de ce qui est présenté à l’écran. On a aussi fait jouer les scènes par certains acteurs au lieu de n’enregistrer que leurs voix. Malgré cette approche, ce qu’on nous présente à l’écran demeure un film d’animation qui au final est loin d’avoir les mêmes qualités que le classique de 94.

L’animation est très variable d’une scène à l’autre. Les gros plans sont parfois surprenants de réalité alors que les les plans larges nous font voir plusieurs défauts et la qualité est parfois discutable. Les chansons n’ont vraiment le même impact ni la même émotion, malgré la présence de grandes voix comme Beyonce ou Donald Glover. D’ailleurs, Elton John ne s’est pas gêné dans les médias pour clamer haut et fort que Disney avait manqué le bateau avec ces nouvelles versions (même si dans les suppléments inclus ses commentaires sont plus positifs…). Les chansons qui jouaient un rôle très important dans le succès du film original nous donnent ici le goût d’appuyer sur le bouton fast forward.

Mais le principal défaut de ce film est le manque flagrant d’émotion. Beaucoup plus difficile de faire passer à l’écran la peur, l’angoisse, la peine, la joie avec des personnages en digital qu’en personnages animés. C’est encore plus frappant lors des séquences musicales (d’ailleurs quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la séquence de Can You Feel the Love Tonight? se déroule en plein jour???). Alors qu’on s’attachait rapidement aux personnages du dessin animé, ici les personnages sont froids et sans réelles personnalités. Surtout Scar qui n’a pas l’apparence du vilain comme c’était le cas dans l’original.

S’il y a un point positif à cette nouvelle version, c’est bien d’avoir donné plus de place aux personnages féminins. Surtout que les lionnes ont une importance capitale dans une troupe. La mère de Simba ainsi que Nala ont plus de place et une nouvelle chanson, Spirit, est interprétée par Beyonce qui prête sa voix au personnage. Ce n’est pas une chanson qui marquera l’imaginaire, pas plus que l’autre nouveauté d’Elton John Never too Late.

 

En suppléments, en plus des documentaires sur les coulisses du tournage qui sont à mon avis encore plus intéressants que le film, on y retrouve les vidéoclips officiels, les séquences musicales en version sing along et un très court segment sur l’importance de s’impliquer dans la sauvegarde et la conservation des lions.

Pour ma part, il n’y a aucun doute que lorsque j’aurai envie de regarder the Lion King, ce sera la version animée de 1994 qui sera mon choix.

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