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MALEFICENT : MISTRESS OF EVIL / MALÉFIQUE : MAÎTRESSE DU MAL

24 janvier 2020

Date de sortie : 14 janvier 2020

Il est maintenant au tour de Maléfique de tomber dans un trou. Comme Alice Through the Looking Glass en 2016, Maleficent : Mistress of Evil est une suite prévisible et peu travaillée qui ne rend pas justice aux étoiles rattachées au projet.

Je dois l’admettre, j’avais bien aimé Maleficent, un film en prises de vues réelles dérivé du classique animé Sleeping Beauty. Il avait offert une interprétation différente du personnage emblématique de Disney. Au point de vue du studio, avec un premier volet ayant finalement amassé plus de 750 millions de dollars au box-office mondial, la suite fût plutôt inévitable. Pour le meilleur et pour le pire. Durant ce retour intitulé Maleficent : Mistress of Evil, Angelina Jolie incarne avec brio une fois de plus Maléfique. Il serait impossible d’imaginer une autre actrice porter ces cornes avec autant d’assurance. Son jeu perce l’écran à chaque fois, même si cette fois, ce « chaque fois » est synonyme de peu. Dans un film qui prétend la mettre en vedette, Maléfique n’apparaît pas souvent à l’écran. Joachim Rønning, qui a aussi réalisé le dernier Pirates des Caraïbes, se concentre davantage sur Aurore (Elle Fanning) et Queen Ingrith (Michelle Pfeiffer), une nouvelle arrivante. Au moins, quand la protagoniste est là, le public ne s’ennuie rarement. La scène du repas partagé entre Phillip et ses parents, puis d’Aurore et Maléfique est de loin la meilleure des 118 minutes. On rit beaucoup. Le reste est bizarrement tiré par les cheveux, comme si les trois écrivains du film n’avaient pas été capable de s’entendre sur certains points.  Principalement au troisième acte, où tout s’effondre, littéralement. Il y avait pourtant du potentiel.  D’ailleurs, petite parenthèse, pourquoi remettre à l’écran une Maléfique au fort caractère, si dans le premier, on avait tout fait pour essayer de la faire passer pour la gentille de l’histoire?

Les effets spéciaux n’ont également pas réussi à sauver la proposition de Rønning. Le film n’a que quelques mois à son actif et ses images ont déjà mal vieilli. On n’y croit seulement pas. Et ne pas être capable de plonger dans un long métrage aussi surréel que celui-ci, c’est triste. On peut même comprendre dans certaines scènes que les acteurs n’étaient même pas tous ensemble au tournage. Seulement ajoutés par ordinateur. Visuellement parlant, même si le CGI n’accomplit pas sa mission, les costumes sont bien réalisés. Je lève de plus mon chapeau aux artistes pour la nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur maquillage et coiffure.

Dans les suppléments, on aborde brièvement la technologie utilisée dans le film. Pour les curieux, plusieurs scènes ont également été allongées et un segment de gaffes au tournage met en lumière la forte chimie qui habite la distribution.

Maleficent : Mistress of Evil est un deuxième effort décevant, contenant cependant assez d’action et de petites bestioles pour divertir vos petits. Je garde la tête haute pour la prochaine adaptation cinématographique d’un vilain Disney, soit de Cruella, qui devrait prendre l’affiche en 2021.

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